Le 4 septembre 1960, à l'avant du barrage L'EMBUSCADE ETAIT ATTENDUE.......

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Le 4 septembre 1960, à l'avant du barrage L'EMBUSCADE ETAIT ATTENDUE.......

Message  perrot le Ven 19 Nov - 21:22

La nuit du 4 au 5 /09/1960, en Zone Interdite, aux environs de T.A 80, L’EMBUSCADE ETAIT ATTENDUE !

Dans les jours précédents, les piquets du système de détection CSF ainsi que les fils avaient été arrachés, ainsi que des barbelés ; la décision de nos supérieurs a été de remplacer les patrouilles à pied par une embuscade de nuit à l’avant du barrage.

Pour repérer les lieux, un « ratissage » a eu lieu le matin à partir de Napo ; comme nous n’étions au plus qu’une douzaine à participer à l’embuscade les mécanos et le Service Général ont été réquisitionnés pour gonfler les effectifs de ce ratissage Naturellement les futurs participants étaient dans la trajectoire où devait être posé l’embuscade.

Arrivés on m’a désigné discrètement mon emplacement, (1) c’était sur le flanc gauche d’un oued à sec, à 8 à 9 mètres de la piste, derrière un palmier nain. (c’est d’ailleurs le seul palmier que j’ai vu dans la région)

Le soir à la tombée de la nuit nous sommes descendus au pied de Bab el Assa, pour prendre le QM2 / maître-chien . Mais celui-ci avait eu une permission de sortie « à terre » . Il était parti le matin avec le camion des vivres en direction de Tlemcen , et était revenu « très fatigué » et dans l’impossibilité d’assurer son role.

Donc il s’est passé pas mal de temps, avant que le matelot / Maître-chien Maurice ROCHE le remplace, que nous allions au chenil …….. Donc nous sommes partis en retard.
Le chien était le seul de tout le chenil à ne pas être un chien-berger allemand, il avait le poil noir, couleur charbon, il était gros, et je pense, assez âgé. Sans doute à cause de sa couleur, quelqu’un a dit : « On n’est pas dans la merde avec ce chien ! » J’ai encore en mémoire son image lorsqu’il a tourné à Napo pour rentrer en Z.I. et que nous attendions notre tour pour passer.

Nous étions 12. Arrivé au 3ème Bataillon depuis très peu de temps je ne connaissais pas encore tous les noms. Il y avait donc en tête : Maurice Roche / matelot / maître-chien, le Lieutenant Rio / Officier des Equipages / Commandant la Section-frontière, un Gendarme de Bab el Assa, (2) et puis donc je me souviens seulement de mon Equipe qui fermait la marche composée (dans l’ordre) du QM1 Le Saec / ancien d’Indo., de moi-même, et de Klein (un Lorrain dit Bourrin) qui faisait le serre-file, avec son fusil à grenade. (3)

Nous devions poser cette embuscade, au niveau de T.A. 70 / 80, c’est à dire avant la côte où plus tard a été construit Munk. sur les flancs d’un oued à sec, qui allait en direction du Maroc.

Nous avons donc emprunté la piste qui filait le long des « trapézoïdales » minées, et qui allait tout droit. Il y avait un clair de lune extraordinaire, au point que je voyais pratiquement tout le monde, bien que nous ayons de grandes distances entre nous. J’étais décontracté au possible.
La piste était très lumineuse, le dessus des buissons aussi, nous ne faisions aucun bruit car nous marchions dans une poussière de tuf épaisse de plus de 20 cm., qui avait la consistance du talc . (4) J’étais décontracté au possible !

Arrivés presque à destination, les rangs se sont resserrés et nous avons mis un genou en terre, car les hommes de tête qui se trouvaient sur le gué de l’oued, étaient arrivés, mais ont stationné un moment (je ne sais pas pourquoi)
Et puis soudain une flamme presque cylindrique est montée très haut , (peut-être 10m) suivie d’une énorme explosion, et d' un nuage de poussière. Un instant de silence terrible, puis le Lt Rio : « Maître-chien ! Maître-chien ! où es-tu Maître-chien ? Bientôt les gémissement de Maurice Roche. Puis les chacals se sont mis à hurler. ( Avant l’explosion le chien a contourné le piégeage de la mine)
Ensuite des tirs à l’arme automatique, d’abord par le Lt Rio, pour abattre le chien, puis ensuite lorsque les hommes de tête se sont rassemblés autour du blessé, il y a eu un gros arrosage à l’arme automatique . Il y aurait eu des grenades envoyées.

« J’épousais la forme du sol » comme on nous disait à Sirocco , à 2 mètres de la piste, à découvert, prés du réseau miné, incapable de riposter, la trouille au ventre, j’ai cru que c’était fini pour moi. ……… c’est vrai j’ai eu peur ! trés peur!

Soudain, Le Saec, mon chef de patrouille, vient me secouer « allez à l’assaut ! » Je me suis levé comme dans un cauchemar, et je l’ai suivi machinalement en courant (je pense que Klein a fait de même) Nous n’avons pas fait 5 / 6 mètres que nous avons chuté, car des barbelés abandonnés avaient été placés-là à dessein. (il n’étaient pas là le matin)
A terre j’ai un peu repris mes esprits et j’ai tiré un chargeur.

Un half-track est venu, ainsi que l’ambulance, malheureusement ¾ d ’heure plus tard nous perdions Maurice Roche.
Lorsque nous avons embarqué dans le véhicule des coups de feu ont claqué sur le blindage, la 12,7 a alors riposté.

Rentrés à Bab el Assa, au Foyer, le Lt Rio a pleuré et répétait : « J’ai perdu un de mes petit gars » Rio qui était prés de lui a recueilli ses derniers mots . Maurice Roche a été courageux jusqu’au bout, il a pensé aux autres avant lui-même :

D’abord : « Attention mon chien va vous attaquer !» Rio a alors abattu le chien. Puis : « Qu’est ce qu’elle va dire ma mère ? » « Ma fiancée Monique ? » « Qu’est ce que j’ai fait ? » « Pourquoi ? » « Ma jambe ! Je ne pourrai plus jouer au foot ! » « Je souffre ! tuez-moi ! » ( C’est encore très dur pour moi de le rappeler)

Nous sommes revenus sur place le matin vers 8h30, les fells étaient repassés et avaient jeté des tracts, « République Algérienne / Etat Major Général » disant que nous étions la proie de la tombe. j’en ai ramassé un.
Le fil de piégeage en nylon de pêcheur très épais, était encore au milieu de la piste, prés du petit cratère causé par l’explosion ; nous en avons coupé chacun un morceau.

On nous a vaguement dit qu’il pourrait s’agir d’une mine anti-char allemande : une caisse en bois avec un explosif à granulés jaunes, qui aurait été préparée pour devenir « antipersonnel « . Je ne vois pas comment on peut dire ça, car je n’ai vu aucun débris.

Nous étions revenus ce matin avec un GMC ; j’ai été chargé avec le chauffeur de monter le chien sur le véhicule, il était très lourd. Sur le retour, avant d’arriver à Napo, il y avait des mechtas détruites, nous l’avons jeté dans une matmorah. (5)

Le 1er mars 2005, le nom de MAURICE ROCHE, MORT POUR LA FRANCE, a été donné au chenil de la Cie de Fusiliers-Marins / France-sud dans l’Aude lors de son inauguration par l Amiral Commandant la Force des Fusiliers-Marins et Commandos. Une plaque avec ce texte a été déposée sur sa tombe, toujours en 2005, au cimetière de L’Horme, dans la Loire, par une délégation de Fusiliers-Marins venus de Castelnaudary. J’ai eu l’honneur d’être invité. Etaient présents Albert le frère de Maurice Roche et son fils.
J’aimerais bien retrouver Klein dit Bourrin / Stage d’avril 1960 (Lorrain à l’époque) ainsi que les autres participants à cette embuscade. (C. Perrot le 19/11/2010)

(1) Il y avait certainement un chouf qui nous a repéré.
(2) Il y avait une Gendarmerie toute neuve, à plusieurs étages dans le bas de Bab el Assa, sur la route. La
Gie a d’ailleurs ramassé un des premiers mortiers dans sa façade, car au début les tirs étaient trop courts ;
ça n’a pas duré !
(3) Nous sommes restés assez longtemps 3, en patrouille à pied ou en scout-car.
(4) C’était le résultat du passage répété des half-track sur le tuf.
(5) Les matmorahs étaient des silos à grains de très grande taille (profondeur souvent de 2 / 3 mètres) de la
forme d’un vase, et taillés dans le tuf.




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Suite embuscade de la nuit du 04 au 05/09/1960 en T.A. 80.

Message  perrot le Sam 20 Nov - 21:23


Je pense que je ne recevrai pas de réponse avant que tout le monde soit converti à Internet !
J’ai trouvé une solution provisoire : me répondre à moi-même.

Au sujet de ma « défaillance » lors de cette embuscade, je pense que j’ai livré ça sans pudeur pour m’en délivrer. Je le vois un peu comme une confession.

Habituellement j’étais et je suis assez réactif dans le bon sens, et je l’ai prouvé, mais cette nuit-là, que c’est il passé ?

J’ai essayé d’analyser cette réaction paralysante, et je pense que cela est la conjonction de différents éléments qui se sont ajoutés. Je ne vais pas dire que je n’ai jamais eu des craintes, outre cela, mais c’était raisonné et même nécessaire

La première chose qui a joué en priorité sans doute, c’est que depuis Hourtin, et surtout à Sirocco, tout était programmé pour nous, et sans nous. Nous avions juste à suivre les instructions.

Donc, on m’envoie en embuscade pour la première fois, tout est mâché comme d’habitude. Il n’y a qu’à suivre ……. Et faire ce qui est décidé. Le problème c’est que le programme a été modifié par des tiers, et ce n’était pas du tout prévu, du moins pour moi.

Autre chose qui a certainement joué c’est cette progression dans ce paysage irréel illuminé par le clair de lune, les buissons d’un blanc lumineux, cette poussière également comme de la neige qui étouffe les pas, tout est tranquille, et puis sans transition, subitement l’enfer. …. Le programme enregistré s’écroule ……….. réaction en chaîne : un sentiment très fort de vulnérabilité (vulnérabilité réelle d'ailleurs) couplé avec une volonté viscérale, animale de survivre. Après cette leçon bien sûr, tout a été différent, et cela ne c'est pas reproduit.

A part le fait que cela m’a fait douter de moi, je n’ai pas de problème de culpabilité, puisque cela n’a pas eu de conséquences sur tout ce qui c’est malheureusement passé cette nuit là.
Si quelqu’un a ressenti un jour les mêmes symptomes, merci de m’en faire part.
(Charles Perrot , 20/11/2010)

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Nuit du4/5 septembre 60

Message  Foullu jean le Sam 8 Jan - 15:42

Cette nuit la je me trouvais sur le lieu de l'embuscade (environ a une cinquantaine de metres ). Je faisais partie du peloton blindé comme chauffeur d'HT et nous étions en embuscade avec 1 scout et 1 HT pour y passer la nuit afin de garder la brêche que le Génie réparait durant ces quelques jours . Nous nous étions mis en place peu après la tombée de la nuit , arrivés tous feux éteints comme nous faisions habituellement . Par véhicule nous assurons la veille par 2 (donc en permanence il y avait 4 guetteurs avec une relève ttes les 4 h) Ansi nous devions y passer une douzaine d'heures en attendant la relève de jour .
Je me souvient encore de cette nuit malheureuse de pleine lune, et nous savions d'après les instructions qui nous avaient été données, qu'une patrouille a pied allait passer a notre hauteur avec son heure de passage et son code d'identification . Je me rappelle encore en avoir parler a mon camarade avec qui je faisais la veille et donc nous attendions la venue de cette patrouille en etant a l'affut du moindre bruit ou signal .
Une vingtaine de minutes avant, un bruit troublant , comme un bruit de culasse a été perçue et nous avions été plusieurs a confirmer, puis plus rien,et nous etions tendus et aux aguets tout de mème en essayant de détecter le moindre indice...mais rien! C'est donc vers 1 h environ ,je ne me rappelle pas exactement de l'heure qu'une exlosion s'est produite et nous avons tout de suite compris qu'il se passait quelque chose de grave.
cela se passait a proximité de nous ,cela tirait de partout et nous avons tirer aussi avec la 12.7 et 7.65en direction des départs de feux dans la confusion totale.Quelques instants après le chef de patrouille, le Lt E Rio a la radio a ordonné l'ordre de cesser le tir dans les termes :" Arretez de tirer,il y a dèjà un bléssé" . La suite comme tu l'a décrit : Ambulance avec HT....quant a nous, nous sommes restés sur place pour continuer notre mission et attendre l'équipe de relève jusqu'au matin . Quelques noms me reviennent Lediouron, Cendré, Berthaud, Jean marie.....,Gueyrin (SM) notre chef, Quellec (QM1)etc... Jean Foullu le 8/01/2011

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SUITE DU 4/5 SEPTEMBRE 60

Message  Foullu jean le Jeu 13 Jan - 0:25

[b]De cette nuit, là nous avons été très culpabilisés des conséquences et des évênements tragiques qui sont survenus . Une question se posait : les Fells certainement, avaient passé a proximité de nous, et peut-être nous avaient'ils repérés avant de se mettre en place (ce qui était évident avec cette nuit de pleine lune), car les 2 engins, malgrés nos précautions pour les dissimuler,leur silhouettes sous certains angles devaient être visibles . Nous avons pensé que nous ne faisions pas partie de leurs objectifs car a cet endroit de passage pour eux , il eu été difficile d'engager une attaque face a 2 blindés . Ce bruit métallique suspect que nous avons perçu trahissait bien leur présence, du moins leur passage, mais nous avons rien vu malgrés notre vigilance . Leur mise en place a dù être très rapide et discrête , nous étions pourtant a proximité d'eux et nous n'avons rien détecté .
Nous savions très bien, a notre départ de B E Assa la position et les mouvements des patrouilles avec heures et code d'identification et nous étions au courant de votre passage et donc nous nous attendions a votre venue . Car en effet a chaque départ de mission notre chef revenant du pc d'opération nous communiquait les directives qu'il avait reçues . Lors de l'explosion de la mine il s'en ai suivi une fusillade dans une confusion totale et l'OE RIO qui connaissait notre position, par radio nous a demander d' arrêter le tir pour éviter de s'entre-tuer par tirs croisés .Nous avons gardé tous, je pense dans nos pensées, un sentiment de culpabilité et pourtant ...

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embuscade du 4 au 5 septembre 1960

Message  perrot le Ven 28 Jan - 3:33

Bonsoir Jean Foullu, Cher Camarade « Babord » de la Caravelle.
Je vais d’abord te demander de bien vouloir m’excuser de ne pas avoir répondu de suite à tes messages ; je suis président d’une association et les fins et débuts d’année sont une période très chargée pour moi.
Je suis content de retrouver quelqu’un qui se rappelle de cette nuit tragique, et en parle, car vois-tu si nous ne le faisons pas tout cela partira dans le néant de l’oubli .

Je vais d’abord préciser que nous n’étions pas en patrouille, mais que nous devions poser une embuscade en Zone Interdite ; Maurice Roche / Matelot Maître-chien a sauté sur la mine à l’endroit exact où nous devions poser cette embuscade C’était en Z.I. , dans un bras de l’ oued (qui sur Google s’appelle Ain El Baïda) qui passe au bas de la côte qui montait à Munck. (Munck n’était pas construit à cette époque)
L’explosion a eu lieu je pense entre 21h30 et 22h00, pas plus tard. (nous devions partir à la tombée de la nuit et nous avions pris du retard car il avait fallu trouver un autre Maître-chien).

Jusqu’à ce jour, j’ai cru que ton half-track avait escorté l’ambulance depuis Bab el Assa jusqu’à nous.
Je ne vois pas du tout où vous étiez positionnés ; étiez-vous en sur la piste du côté réseau électrifié ou en Z.I. ?

Pour notre part nous avons marché en Z.I. jusqu’au lieu ce l’embuscade sur cette piste pour véhicule qui longeait les réseaux minés, il faisait si clair que nous avions entre nous de très grandes distances, si il y avait eu un véhicule posté, je pense que nous l’aurions vu.

Ne te fâche pas de ce que je vais te dire : tu es venu à la rescousse à notre embuscade, mais tu as dû aussi participer par la suite à celle où le peloton blindé gardait une brèche , et où une embuscade était positionnée un peu plus loin, (dont je n’étais pas, et qui était aussi menée par le Lt Rio ) je me souviens bien qu’il y a eu un problème similaire à celui que tu relates. J’ai peur que tu aies mélangé involontairement ces 2 événements auxquels tu as participé.
Pour en revenir à l’embuscade du 4 au 5 septembre, je suis d’accord tu t’es positionné à 50 mètres au-dessus de l’oued.
On nous a dit d’embarquer dedans, à ce moment-là des balles ont ricoché sur le blindage ( peut-être qu’on était allumé depuis un moment et que nous ne l’avions pas entendu à cause du bruit de ton bahut) Ta 12,7 a riposté, je ne suis pas sûr pour la 7,62 .
Tu vois nos 2 visions divergent, mais je te prie encore de ne pas m’en vouloir. je suis doublement
Je n’ai pas connu les noms que tu cites, à l’époque j’étais à Bab el Assa depuis une vingtaine de jours, et puis j’étais Tribord .
Heureuse surprise, il est 1 heure du matin Je viens de voir ton nouveau message où tu dis que tu logeais à « La Caravelle » tu étais donc un Babord de la Section-frontière, (le peloton blindé c’est ensuite appelé Section-frontière)
Moi j’étais à Tribord et je logeais au départ, en face de la voilerie. On en reparlera, il est tard je dois aller me coucher.
Je suis vraiment content . (j’espère que la porte de la Caravelle n’est pas restée à Bab el Assa, elle était magnifique)
Cher Camarade, je t’adresse mes amitiés. Charles Perrot. (28 / 01 / 2011)

perrot

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Re: Le 4 septembre 1960, à l'avant du barrage L'EMBUSCADE ETAIT ATTENDUE.......

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