SOUVENIRS HUMORISTIQUES DU DJEBEL par Claude OLIVERES

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SOUVENIRS HUMORISTIQUES DU DJEBEL par Claude OLIVERES

Message  Admin le Mar 12 Jan - 0:42

Il est bien connu que l’on se souvient toujours beaucoup mieux des moments agréables que des instants désagréables de notre existence .
J’étais alors dans un poste du djebel algérien, près de la frontière marocaine.
J’ étais matelot, dans ce que nous appelions « la Marine à cheval », autrement-dit : fusilier marin. Marine à cheval, car notre poste comportait un groupe de douze cavaliers. Notre seul horizon était la montagne, ses cactus, ses broussailles !
Notre quotidien, était, les patrouilles, la nomadisation, les embuscades, des opérations, de jour comme de nuit . En fin comme tout le monde, je suppose ???
Donc, en cette fin 1958, notre section a été appelée a assurer la protection, des « Services de l’ Action Psychologique », qui se rendaient dans un petit douar à plusieurs kilomètres de notre poste. La section s’est mise en protection, à proximité immédiate du lieu indiqué. Mon groupe avait pour mission de se cacher en attendant la nuit afin d’observer les mouvements de population dans les diverses mechtas, à l’issue de la réunion. Il était courant de retrouver dans les caches des « fells » les médicaments, bonbons, etc… qui étaient distribués au cours de la réunion.
Nous nous sommes cachés à l’intérieur d’un massif de cactus, après y être entrés à quatre pattes. Là, nous nous attendu la fin de la manifestation : musique militaire
Discours, distributions……..+
Après le départ des services précités ainsi que des troupes de protection, le jour tombait rapidement. Les gens rentraient dans les diverses habitations, ils discutaient entr’eux. Deux fathmas, se dirigeaient vers nous, leur discussion semblait animée. Leur approche nous inquiétait , car nous avions peur d’être découverts. Arrivées au massif de cactus, l’une d’elle, la plus âgée, releva sa robe, s’accroupit et avec un pet tonitruant se mit à déféquer. L’apparition « lunaire », se trouvait à un mètre du visage de mon copain « PEPE », ce dernier, se pinçait le nez, avait une main devant sa bouche, il était écarlate, près à éclater de rire, sous le regard courroucé et inquiet de notre chef de groupe. Nous étions à la limite de l’éclat de rire. La fathma s’est relevé et toujours en discutant avec sa compagne s’est dirigé vers la mechta la plus proche.
Nous sommes resté deux heures dans notre position inconfortable, nous n’avons pas constaté de mouvement suspect. Puis, après une marche de trois heures, nous avons rejoint notre poste. Nous avons alors pu éclater de rire en toute liberté.

Claude OLIVERES.

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