Harcellements aux mortiers

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Harcellements aux mortiers

Message  Ray26 le Ven 17 Oct - 9:42

Dès 1958 les fells arrosent au mortier les postes de la DBFM qui longent la frontière. Le poste de PORT-SAY n'a pas échappé à la règle, et a même été assez gâté dans ce domaine. "Les artilleurs" d'en face utilisaient le couvert de la végétation, assez dense à l'embouchure de l'Oued KISS, pour masquer les départs de coups. Aussi il était assez fréquent que le village, et ses habitants profitent des feux d'artifice et de la dérive des vents, bien connu pour ce type de projectiles, à laquelle devait probablement s'ajouter des erreurs de pointage. Généralement après quatre ou cinq obus, le tir cessait, pour ne pas trop s'exposer à la contre-mesure de l'artillerie et du 81 du Bordj, qui bénéficiait du réglage, de sa patrouille à pied qui longeait le réseau, se positionnait sur les hauteurs et parvenait ainsi a repérer les départs de coups et à orienter les tirs de riposte (du 81 et de la 12,7).
- Pour se protéger de ce type "d'aubades nocturnes", les habitants avaient délaissé les chambres situées aux étages, les plus exposées.
- Ce type de réjouissement était fréquent, en moyenne une fois par semaine, et n'a jamais occasionné de blessures sérieuses ou de dégâts significatifs. Une nuit cependant, il y a eu du "rab", et une quinzaine de projectiles ont explosé dans le village. Aucun n'a atteint le poste de la DBFM. Ce soir là, il y une victime, une enfant âgée à peine d'un an, "Patricia", qui a été très légèrement blessée par un projectile ayant explosé dans un angle de la toiture de sa chambre. Elle a reçu quelques éclats de béton sur le visage. En fait elle a eu plus de peur que de mal. Cela l'a pas empêché de grandir, de devenir une femme, d'avoir deux fils. L'aîné est aujourd'hui sous-officier de carrière, et sert en Afghanistan.
- Ce qui a été le plus difficile à admettre, ce n'est pas les explosions (cela faisait partie de la règle du jeu), mais c'est le fait que sur le culot de la cartouche propulsive se trouvant dans l'empennage de l'obus qui a été retrouvé sur place, portait l'inscription : "CARTOUCHERIE FRANÇAISE".

Ray26

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